L’Ortie : plante aux propriétés anti-inflammatoires

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On la retrouve partout, elle jonche nos chemine et parce qu’elle pique, elle est la bête noir des randonneurs.

Pourtant, cette « mauvaise herbe » est riche en nutriments et dotée de vertus médicinales considérables.

Une plante au passé doré qui mériterait de revenir dans nos assiettes.

Une « vedette » déchue


Ses feuilles poussent en rangée opposées

Hippocrate mentionnait les vertus de cette plante dans ses écrits.

  • contre la goutte ;
  • pour les rhumatismes ;
  • en cas de gastrite (une inflammation de l’estomac) ;
  • pour les phlébites ;
  • et même à freiner les hémorragies !

Aujourd’hui, des études démontrent que l’ortie possède un réel pouvoir curatif.

D’abord, elle est l’une des plantes les plus riches en nutriments[3], ce qui fait d’elle un excellent légume de substitution.

Elle contient :

  • des vitamines A, C, K, et plusieurs vitamines du groupe B ;
  • des minéraux : calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium ;
  • tous les acides aminés essentiels ;
  • des polyphénols : le kaempférol, la quercétine, l’acide caféique, des coumarines et d’autres flavonoïdes.

Des promesses médicinales contre le diabète, les hypertrophies de la prostate et les allergies…

L’ortie est aussi un remède contre les hypertrophies bénignes de la prostate (provoquées par le développement d’une tumeur cancéreuse bénigne).

Dans une étude que j’ai pu consulter, un extrait d’ortie pris à mesure de 500 mg par jour a montré pouvoir faire diminuer chez 81 % des patients le volume de leur prostate[4].

Dans une autre étude publiée dans le journal Clinical Laboratory, l’ortie a démontré qu’elle pouvait réguler la glycémie après les repas, et donc potentiellement servir en soutien des personnes diabétiques[5].

L’ortie serait aussi excellente contre les allergies et notamment les rhinites, grâce à la quercétine qui régulerait la réponse du système immunitaire et limiterait donc les réactions allergiques[6].

L’ortie pique parce qu’elle est recouverte de trichomes, d’invisibles aiguilles qui rentrent dans la peau et libèrent plusieurs toxines : de la sérotonine, des histamines, de l’acétylcholine, de l’acide méthanoïque et de l’acide tartrique.

En revanche, lorsqu’on la fait cuire, qu’on la plonge dans l’eau bouillante ou qu’on la fait sécher, l’ortie perd tout effet irritant.

L’ortie, mode d’emploi

Je vous conseille de commencer votre cueillette d’orties à la fin de l’hiver. Les jeunes orties sont délicieuses et ne piquent pas, on peut les cueillir à la main.

Durant le printemps, la plante devient plus irritante. Dans ce cas, mieux vaut se munir de gants pour éviter toute piqûre.

Mon conseil, quand il s’agit d’orties mûres : prenez les six premières feuilles les plus hautes de l’ortie, ce seront les plus concentrées en goût et en nutriments.

Évitez celles qui sont trop près du sol : des renards, ou d’autres bêtes, pourraient avoir uriné dessus.

Lavez-les ensuite à l’eau comme une salade : attention, elles piquent encore à ce moment-là donc servez-vous d’un ustensile.

L’une de mes amies les fait sécher plusieurs jours en les suspendant, tête en bas, dans sa cuisine.

Voici 2 recettes utiles :

Infusion d’ortie

Faites bouillir de l’eau. Une fois à ébullition, versez une quinzaine de feuilles d’orties fraîches ou séchées dans l’eau et laissez infuser dix à quinze minutes dans la théière avant de servir.

Soupe d’ortie

Dans une casserole, faites revenir deux oignons et une gousse d’ail avec une pincée de sel. Une fois les oignons dorés, ajoutez l’eau bouillante. Rajoutez ensuite 60 grammes d’orties, environ un saladier, et laissez cuire pendant 6 ou 7 minutes. Sortez la casserole du feu et avec un mixeur plongeant, mixez le contenu de la casserole. Ajouter à votre convenance de la crème et du poivre. C’est économique et surtout délicieux !

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